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Comment bien choisir ses chaussures de randonnée ?

La randonnée est une des activités les plus appréciées du moment. Nombreux sont les bienfaits qu’elle offre à son pratiquant, surtout niveau santé comme la baisse du taux de mauvais cholestérol ou encore le renforcement du système immunitaire.

Toutefois, cette pratique, censée apaiser le corps et l’esprit, peut rapidement devenir une pure torture si les chaussures sont mal choisies. En effet, une paire de chaussures inadéquate provoque, entre autres, des douleurs aux pieds, voire même des fractures ou des entorses.

De plus en plus de modèles de chaussures de randonnée sont actuellement présents sur le marché. Voici alors des conseils pour bien les choisir et ne plus se sentir dépassé face aux larges choix proposés dans les rayons des magasins.

Les différents types de chaussures de randonnée

Les chaussures de randonnée sont classées selon leurs utilisations, plus précisément selon le genre de randonnée à faire. On peut donc citer 5 types de chaussures de randonnée.

Les chaussures de balade

chaussure de ballade randonnéeCes chaussures sont plus adaptées pour les balades que les chaussures de sport (celles que la plupart des gens utilisent pour faire des balades). En effet, par rapport à ces dernières, elles ont une semelle plus épaisse, et sont plus cramponnées. En général, ces chaussures sont à tige basse (qui est assez molle).

Elles conviennent très bien au trajet avec peu de dénivelé, une bonne condition météorologique et un sac à dos léger. Pour ce qui est de la durée de la marche, ces chaussures de rando sont faites pour marcher une journée et pas plus.

Elles sont assez solides garantissant une meilleure protection des pieds pour des balades. Néanmoins, les chevilles et les pieds ne sont pas assez protégés si elles sont utilisées sur des terrains accidentés et ces chaussures ne sont pas non plus imperméables. Elles riment tout de même avec souplesse et légèreté.

Les chaussures de petites randonnées

chaussures de petite randonnéeBien qu’elles soient conçues pour de courtes randonnées, ces chaussures sont polyvalentes. Effectivement, on peut les utiliser tant dans les balades que dans les grandes randonnées (mais sous certaines conditions bien évidemment).

La majorité de ces chaussures de petite randonnée sont semi-montantes (elles ont une tige mid), quoiqu’il existe quand même celles qui sont montantes (avec une tige haute). Elles sont aussi munies de pare-pierre, leur conférant ainsi plus de protection que des chaussures de balades.

Elles conviennent bien aux randonnées en moyenne montagne pour une durée de quelques jours, avec des conditions climatiques pas trop extrêmes. Ces chaussures offrent un bon maintien, une bonne adhérence, une bonne accroche et une bonne respirabilité, mais elles ne sont pas assez imperméables. Elles sont aussi moyennement rigides, mais légères. Toutefois, elles sont trop imperméables et trop souples pour un trek et un peu lourdes pour des balades.

Les chaussures de trek ou grandes randonnées

chaussures de grande randonnéeComparées aux chaussures de courtes randonnées, les chaussures de trek sont assez similaires, bien qu’elles soient destinées à des utilisations plus poussées.

Elles sont munies de tige haute (ou un peu plus haute que celle des chaussures de randonnée) et leur matière est généralement du cuir.

Ces chaussures de grande randonnée sont idéales pour les treks et les longues marches avec de forts dénivelés et des conditions climatiques variables. Elles procurent, bien sur, plus de maintien et de protection (pare-pierres et renforts latéraux) que les précédents types de chaussures.

Elles sont imperméables, assez rigides, assez lourdes et sont faites pour résister et durer dans le temps.

Les chaussures d’alpinisme

chaussures d'alpinismeCes chaussures sont déclinées en plusieurs catégories relatives aux pratiques (alpinisme traditionnel, expéditions et alpinisme hivernal, alpinisme technique telle cascade de glace). Pour information, les chaussures d’alpinisme traditionnelles sont conçues pour des treks d’altitude et des circuits hors sentiers (avec des passages en neige ou en glace). Pour celles relatives aux expéditions et alpinisme hivernal, elles sont résistantes à -20 °C et équipées de surbottes. Enfin, celles pour faire une course d’alpinisme technique sont plus rigides que les autres afin de tenir sur les appuis sans trop d’effort.

Les tiges de ces chaussures d’alpinisme sont très hautes et elles sont faites soit en plastique, soit en cuir épais, soit en une combinaison des 2.

Elles sont destinées aux randonnées de haute montagne (surtout les passages techniques) et alpinisme. Ces chaussures sont isolées contre l’humidité (elles sont donc imperméables) et le froid, mais leur respirabilité laisse à désirer. Par rapport aux chaussures de trek, elles sont bien plus rigides (extrêmement rigides), bien plus lourdes, mais aussi plus solides.

Les chaussures de trail

chaussures de trailCes chaussures sont polyvalentes vu qu’elles permettent d’effectuer des marches sportives, de courtes randonnées ou de courir en pleine nature, et des trails évidemment. On entend par trail des courses longues sur des terrains avec beaucoup de dénivelé.

Elles ressemblent assez aux chaussures de courses à pied (elles ont une tige basse), mais sont renforcées pour gravir les terrains techniques. Les chaussures de trail offrent aussi plus de maintien, de protection, d’adhérence, d’accroche et sont plus rigides que ces chaussures de course. De plus, elles sont dotées d’une bonne souplesse et sont très légères.

Top 4 des meilleures chaussures de randonnées du moment

Salomon X Ultra 3 Gtx : La meilleure chaussure de randonnée

Nous avons cherché longtemps la chaussure de randonnée qui réussirait à allier performances, polyvalence et prix abordable. C’est chose faite avec la Salomon X Ultra 3 Gtx, une paire de chaussures qui fera le bonheur des petits et grands randonneurs. Imperméable, la Ultra 3 gtx offre de belles performances quel que soit le type de randonnée effectuée. La chaussure réagit très bien lors des grandes randonnées et offre un bon maintient du pied. Elle respire bien et dispose de petits plus très appréciables : Le système de laçage rapide mis au point par Salomon ou encore la technologie « Descent Control » idéale lors de rando technique avec des dénivelés importants bref que du bonheur. La Ultra 3 de Salomon prend donc le titre de meilleure chaussure de randonnée de l’année.
Salomon X Ultra 3 GTX, Chaussures de Randonnée Basses Homme, Gris (Castor Gray/Darkest Spruce/Acid Lim 000), 40 2/3 EU
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Les caractéristiques d’une chaussure de randonnée

Une chaussure de randonnée est toujours constituée de semelles, de tige et de lacets. L’existence des autres éléments, comme le pare-pierre, ou la languette, varient d’un modèle à un autre.

Les semelles

Les semelles sont la base de n’importe quelle chaussure (autant au sens propre qu’au sens figuré du terme). Elles sont les éléments constitutifs principaux pour les chaussures de randonnée vu qu’elles sont les intermédiaires entre le sol et le pied. L’accroche, l’adhérence et l’amorti (évoqués plus bas dans l’article) dépendent totalement des semelles.

semelle chaussure randonnée

Ces chaussures sont dotées de 3 types de semelles : externe, intermédiaire et intérieure.

C’est la partie de la chaussure qui est en contact direct avec le sol. D’une manière générale, elle est en caoutchouc, mais peut aussi être associée à d’autres composants et/ou matériaux. Sa rigidité varie ainsi d’un matériau à un autre.

Semelle étroite ou semelle large ?

Une semelle, plus elle s’élargit, plus on gagne en souplesse. Donc, une semelle étroite est assez rigide et les gommes (qui sont quelques dizaines de matériaux différents utilisés pour la conception de la semelle) sont assez dures. Pour une semelle large, elle est plus souple et offre plus de stabilité qu’une semelle étroite.

Comme son nom l’indique, elle est l’intermédiaire entre le corps de la chaussure et la semelle externe. Sa mission principale est d’amortir et de réduire les chocs à chaque pas pour que les pieds ne les ressentent pas trop, afin de réduire la fatigue et les chances de traumatismes des membres inférieurs.

2 facteurs entrent en jeu lorsqu’on parle de semelle intermédiaire : l’amorti et la stabilité latérale. Le premier sera développé ultérieurement dans cet article et le second concerne la stabilité d’une chaussure de randonnée lorsqu’elle est utilisée pour emprunter certains terrains. Concrètement, une semelle intermédiaire assez rigide offre aux chaussures à tige mid ou basse (on se focalisera dessus ultérieurement) une stabilité permettant de passer des itinéraires contraignants.

Les matériaux principalement utilisés pour la semelle intermédiaire sont l’EVA et le PU. L’EVA (ou Ethylène Vényle Acétate) est un matériau léger qui offre un bon amorti, quoi que le PU (ou Polyuréthane) est plus durable, mais offre moins d’amorti et est assez lourd.

Elle assure le même rôle que la semelle intermédiaire (l’amorti). Sa spécificité est qu’elle peut être enlevée et remplacée par une qui est plus performante si la qualité de celle qui est présente est médiocre.

La tige

chaussure de randonnéeLa tige est la partie supérieure recouvrant le dessus du pied. Sa taille et la matière dont elle est faite varient d’une chaussure à une autre. Il existe 3 types de tiges suivant sa hauteur :

  1. La tige basse. Une tige est dite basse si elle se place en dessous de la malléole, laissant ainsi la cheville à l’air libre. Cette tige peut être molle ou rigide, et le choix dépend de l’activité à pratiquer (longues courses, petites randonnées, balades, etc).
    Les chaussures avec des tiges basses sont, dans la plupart des cas, légères, mais n’offrent pas assez de maintien.
  2. La tige haute. Une tige montante et enserrant la cheville est appelée tige haute. Elle protège bien la cheville peu importe le trajet à emprunter (avec peu ou beaucoup de dénivelé).
    Les chaussures constituées d’une tige haute offrent un très bon maintien, mais sont assez lourdes.
  3. La tige mid. C’est le compromis parfait entre la tige basse et la tige haute, elle arrive juste au niveau de la malléole. Ayant une tige mid, les chaussures sont moins lourdes que celles avec une tige haute, mais offrent plus de maintien que celles avec une tige basse.

Le cuir

Une chaussure de randonnée avec une tige en cuir est confortable, dotée d’une bonne imperméabilité, souple, mais aussi robuste et résiste bien à l’usure. Le problème avec le cuir réside dans son poids, les chaussures en cuir sont assez lourdes. Plusieurs variétés de cuir sont en ce moment produites, on peut citer parmi elles le cuir pleine fleur, le nubuck, le suède, et la croûte de cuir.

Le cuir pleine fleur

La « fleur » désigne ici la face extérieure de la peau. Le cuir pleine fleur représente le cuir avec toutes ses couches, le cuir à l’état brut, il est alors plus résistant et plus épais.

Le nubuck et le suède

Le nubuck est du cuir avec la surface poncée côté « fleur » tandis que le suède est du cuir dont le ponçage a été réalisé du côté « chair ». Comparé au cuir pleine fleur, le nubuck est doux au toucher, mais plus fragile et le suède est plus souple, mais moins solide.

La croûte de cuir

C’est du cuir qui n’est constitué que de la partie côté « chair » (la partie « fleur » a été enlevée). Par rapport au cuir pleine fleur, il est moins noble et moins résistant.

Le cuir synthétique

Il est similaire au cuir (avec des propriétés semblables), mais en moins onéreux. Il absorbe très peu d’eau et ne se déforme que faiblement lorsqu’il est mouillé. Néanmoins, par rapport au cuir, il est moins résistant (au soleil et à l’abrasion) et moins respirant.

Les membranes imper-respirantes

Comme leur appellation l’indique, ce sont des tissus qui sont imperméables et respirants à la fois. Étant donné leur fragilité, ces membranes s’installent entre la couche intérieure et la couche extérieure du cuir ou du tissu de la tige.

Le Gore-Tex est le plus connu de ces membranes, mais il y a aussi le H2No, le Hyvent et le Novadry.

Les lacets

lacets chaussure de randonnéeBien faire ses lacets est très important pour réduire considérablement les risques de torsions et/ou de traumatismes. Pour cela, il ne faut ni trop serrer ni pas assez, il est nécessaire de trouver le juste milieu, afin de garantir un bon maintien des pieds et de ne pas comprimer les chevilles.

Le laçage peut se faire de différentes façons comme le laçage classique, le laçage rapide et le laçage à l’aide des crochets autobloquants. Le laçage classique est destiné aux chaussures munies de lacets classiques (plus résistants que les lacets des tennis ou chaussures de ville).

Le laçage rapide consiste à tirer sur une poignée permettant de serrer toute la chaussure, ensuite elle se bloque et se dissimule dans un petit rabat intégré à la languette (qui va être évoquée ultérieurement). Grâce à ce style de laçage, plus besoin de faire les nœuds.

Les crochets autobloquants sont des petits retours, plastiques ou métalliques, situés au milieu ou en haut de la chaussure. Ils sont souvent présents dans les chaussures à tige mid et à tige haute. Ils assurent un verrouillage plus précis des lacets en bloquant la partie basse ou la totalité du serrage. Pour ce faire, il suffit qu’on croise les lacets en alternance au-dessus de ces crochets et de faire un nœud, s’ils sont situés en haut de la chaussure. S’ils sont situés au milieu, il faut juste tirer dessus après avoir lacé les chaussures.

Le pare-pierre

pare pierres chaussure randonnéeComme son nom l’indique, le pare-pierre sert à protéger les chaussures (surtout la boîte à orteils) des chocs avec les blocs de pierre. Il se situe sur l’avant de la chaussure (pour limiter aussi l’abrasion sur cette partie) et il est robuste et bien rigide.

La languette

La languette est située sur le haut de la chaussure. Son rôle est d’offrir un certain confort au coup de pied et d’éviter que des cailloux ou de l’eau pénètrent dans la chaussure sans votre accord.

Les critères importants pour choisir des chaussures de randonnée

Avant de choisir telle ou telle chaussure de randonnée, il est primordial de prendre en compte les critères suivants.

Le terrain à pratiquer

bien choisir chaussure randonnéeLe choix d’une chaussure de randonnée doit toujours se faire en fonction de l’itinéraire à emprunter.

Les chemins plats, peu accidentés, ou avec faible dénivelé

Pour ces genres d’itinéraires, le mieux est de choisir des chaussures à tige basse ou à la limite à tige mid mais avec une assez bonne souplesse.

Les chemins parfois accidentés avec dénivelé moyen (moyenne montagne)

Ces chemins ne sont pas assez faciles sans pour autant être très techniques. Les chaussures adaptées sont des mids avec une certaine souplesse (offrant une bonne stabilité latérale), néanmoins des chaussures basses assez rigides ou des hautes assez souples peuvent faire l’affaire.

Les chemins souvent accidentés avec de forts dénivelés (haute montagne)

Pour ce genre de terrain, les pieds ont besoin d’une très grande stabilité, mais aussi d’adhérence. Pour cela, des chaussures à tige haute sont idéales, toutefois pour les plus expérimentés, ils peuvent choisir les mids avec plus ou moins de souplesse.

Le trekking : un cas particulier

chaussure trekkingIl s’agit d’une randonnée pédestre de longue durée, et qui dit marcher plusieurs jours dit donner plus de confort aux pieds afin d’éviter qu’ils se fassent mal trop tôt. Les tiges hautes rigides sont conseillées pour un bon maintien au niveau de la cheville et une stabilité latérale. Pourtant, il est aussi possible d’utiliser des tiges basses ou des tiges mids assez souples avec une semelle moyennement épaisse et une bonne semelle intermédiaire.

Pour plus de respirabilité, il est judicieux d’opter pour du nubuck, du cuir ou encore du mesh.

Les hors-sentiers et chemins techniques

Ces types d’itinéraires nécessitent une bonne stabilité, mais aussi une bonne sécurité. Des chaussures de randonnée à tige haute et des semelles étroites (pour une grande rigidité) sont indispensables.

Les randonnées alpines

Ces randonnées sont grandement similaires à l’alpinisme, avec des chemins très techniques et des potentiels obstacles comme la neige. Porter des chaussures hautes s’avère alors inévitable. Si on fait face à une neige dure, il faut choisir une semelle rigide, et si elle est molle, une bonne imperméabilité est nécessaire.

La durée des sorties

Les sorties varient selon le niveau de chaque pratiquant. On entend par « courte sortie » une sortie de 3 heures maximum et une « moyenne ou longue sortie » est une sortie excédant les 3 heures. Pour la première, des chaussures avec un amorti au talon est largement suffisant, mais pour la seconde, il est nécessaire d’avoir un amorti intégral.

Le maintien et la protection

meilleures chaussures de randonnéeLorsqu’il s’agit des meilleures chaussures de randonnée, il est strictement impossible de dissocier maintien et protection vu qu’un bon maintien du pied et de la cheville assure une bonne protection de ceux-ci.

Il est à noter que plus la tige est haute, plus le maintien est bon et plus les pieds et les chevilles sont en sécurité (réduction des risques d’éraflures, de coupures, d’entorses, de foulures, etc). Choisir une tige haute combinée à une semelle rigide et épaisse augmente le niveau de maintien et de protection.

Un bon maintien et une bonne protection sont indispensables si les chevilles sont fragiles, si le terrain à pratiquer est difficile et avec beaucoup de dénivelés, si la durée de la marche est longue ou si le sac est lourd.

Toutefois, ils ne sont pas vraiment nécessaires si l’itinéraire est facile, avec peu de dénivelés, si le sac est léger ou si la durée de la marche est rapide. Dans ces cas-là, la performance et l’agilité sont préférées à la sécurité.

A titre d’information, les renforts latéraux et les pare-pierres font aussi partie des protections des chaussures de randonnée. Ils permettent de protéger le pied des éléments extérieurs tels que les pierres et les rochers.

L’accroche, l’adhérence et l’amorti

meilleures chaussures randonnéeComme soulevé plus haut, l’accroche, l’adhérence et l’amorti dépendent des semelles des chaussures. L’accroche est la capacité à tenir sur un terrain irrégulier et l’adhérence est la capacité à tenir sur une surface lisse en pente. L’amorti est la capacité à amortir les chocs en ne les transmettant pas aux pieds.

L’accroche d’une semelle varie selon l’épaisseur et la répartition de son crantage mais aussi de la qualité du matériau utilisé. L’amorti offert par la meilleure paire de chaussures de randonnée dépend de la semelle intermédiaire (plus précisément de son épaisseur).

Une bonne accroche est primordiale si les terrains à pratiquer sont mous tels la neige, le sable ou encore la boue. De son côté, l’adhérence est requise pour les terrains durs comme la roche, la route ou même le pierrier. L’amorti est toujours nécessaire pour ne pas trop fatiguer les membres inférieurs et pour ne pas trop les traumatiser aussi.

Pour information, les gommes tendres offrent une meilleure accroche au rocher (idéales pour l’escalade rocheuse), une bonne adhérence et un bon amorti, mais s’usent rapidement, et les gommes dures sont plus résistantes (idéales pour la randonnée classique et la haute route).

L’imperméabilité et la respirabilité

quelles chaussures de randonnée choisirPour éviter d’avoir des ampoules, des mycoses ou encore des blessures au pied, une des choses à éviter est d’avoir les pieds mouillés. C’est pour cela que l’imperméabilité et la respirabilité des chaussures de randonnée sont importantes.

L’imperméabilité c’est la capacité à parer la pénétration de l’humidité à l’intérieur de la chaussure et la respirabilité est la capacité à évacuer l’humidité de la chaussure. Il est cependant nécessaire de choisir entre imperméabilité et respirabilité selon les conditions climatiques.

Climat froid et humide

Pour ce type de climat, l’imperméabilité est primordiale, reléguant ainsi la respirabilité à la seconde place, étant donné que la transpiration est moins forte s’il fait froid.

Si le climat est froid et sec, il est conseillé d’opter pour l’imperméabilité pour mieux prévenir les intempéries.

Climat chaud et sec

Avec ce climat, il y a de fortes chances que les pieds transpirent beaucoup, alors la respirabilité est à préférer à l’imperméabilité. Les chaussures à tige basse (si les conditions le permettent bien évidemment) et avec un mesh sont idéales.

Climat chaud et humide (ou variable)

chaussure randonnée imperméableLes chaussures doivent avoir une certaine polyvalence pour faire face à ce type de climat, il est alors judicieux de combiner l’imperméabilité et la respirabilité dans ce cas. Des chaussures munies de membranes imper-respirantes (comme le Gore-Tex) sont les plus adaptées vu que ces membranes sont à la fois imperméables et respirantes.

A titre informatif, marcher sous une petite pluie n’implique pas directement mettre des chaussures imperméables, surtout si c’est pour des courtes randonnées. Cependant, pour des longues randonnées avec des chemins assez techniques, elles s’avèrent indispensables pour être en sécurité.

L’isolation thermique

Avoir froid aux pieds en marchant est une sensation désagréable pourtant avoir trop chaud aux pieds n’est pas non plus une bonne idée, car cela peut causer des échauffements et des ampoules facilement. Il est ainsi indispensable d’avoir une température idéale dans ses meilleures chaussures de randonnée, ce qui n’est pas chose aisée. Donc, choisir ses chaussures en fonction de la température extérieure est obligatoire. Il est évident que s’il fait chaud, il faut prendre des chaussures qui évacuent la chaleur et s’il fait froid, les chaussures qui les gardent sont nécessaires.

Plus la tige est basse, plus elles permettent l’entrée d’air et évacuent la chaleur. Il en est de même pour les matériaux de la tige, plus ils sont respirants, plus la chaleur se dissipe facilement. Pour les chaussures avec des membranes imper-respirantes, elles sont plus chaudes que les chaussures non imperméables (comme les chaussures aérées).

Pour rappel, plus un pied est mouillé, plus il aura froid et plus le pied bouge (en marchant par exemple), plus il dégage de la chaleur.

La rigidité et le poids

chaussure randonnée légèreLa rigidité d’une chaussure de randonnée concerne surtout celle de sa semelle. Pour savoir si elle est rigide ou pas, il suffit de la plier et plus elle se plie sous la pression, plus elle est souple. Bien évidemment, plus elle est rigide, plus difficile sera de la tordre.

Les semelles souples, qui permettent un bon déroulé du pied (mouvement naturel du pied lorsqu’on marche ou lorsqu’on court), sont faites pour les terrains faciles et avec peu de dénivelé pour avoir plus de légèreté et de confort. Néanmoins, elles offrent moins de maintien et de protection.

Les semelles rigides, qui procurent une bonne protection et précision, sont idéales pour emprunter les chemins difficiles, à forts dénivelés, avec un lourd portage ou des chemins techniques afin de donner plus de force à chaque pas. Cependant, elles s’avèrent être lourdes, ainsi elles causent plus de fatigue vu qu’il faut plus d’effort pour les soulever.

Il est à savoir qu’un manque de rigidité implique un manque de stabilité, entraînant à son tour des douleurs musculaires (dues à la compensation musculaire) et des chutes de fatigue étant donné que la zone tibia-cheville est sollicitée de façon importante.

La hauteur de la tige

Comme suscité auparavant, plus la tige est haute, plus bon sera le maintien et la protection. De même, plus elle sera haute, plus la rigidité de la chaussure augmentera.

Le choix de la hauteur de la tige dépend du relief du terrain à emprunter. Une tige haute est conçue pour les terrains avec beaucoup de dénivelés, les chemins techniques tandis que la tige basse est idéale pour les itinéraires faciles, avec faibles dénivelés, peu accidentés. La tige mid est polyvalente et est conçue pour les chemins avec dénivelé moyen, parfois accidentés.

La solidité et la durée de vie

La solidité et la durée de vie d’une chaussure de randonnée de qualité sont des critères à ne pas oublier. En effet, personne ne veut que sa chaussure la lâche au beau milieu d’une randonnée (surtout lors des longues randonnées), mais aussi personne ne souhaite acheter de nouvelles paires tous les mois.

Plus une chaussure est solide, plus elle a une grande durée de vie. Ainsi, opter pour une chaussure solide implique avoir une chaussure qui ne lâche pas en cours de route et qu’on peut garder longtemps. Bien entretenir sa chaussure augmente aussi sa durée de vie.

Toutefois, plus une chaussure sera utilisée, plus vite elle s’usera. Sa durée de vie diminuera, en plus de l’augmentation du risque de blessures, si elle est utilisée pour des pratiques inadaptées ou dans des conditions extrêmes.

Des chaussures adaptées au pied

Certes, tous les conseils qui ont été suscités auparavant sont indispensables pour éviter les risques de blessures, entorses, …, mais ils ne servent à rien si la chaussure choisie n’est pas adaptée au pied de son utilisateur.

La pointure

Étant donné que les pieds gonflent en marchant, il est alors indispensable de choisir sa chaussure avec une pointure au-dessus de ses chaussures de ville.

Pour des chaussures à tige basse, il faut les choisir avec une ½ pointure de plus que les chaussures de ville. En effet, ces chaussures sont faites pour les courtes randonnées, donc l’effort est moins long, il y a une meilleure aération et les pieds gonflent juste un peu. De plus, elles sont souples et peuvent s’étirer (quand les pieds gonflent) et se détendre après les premières sorties.

pointure chaussure de randonnée

Pour des chaussures à tige haute, qui sont rigides et conçues pour les longues randonnées et des chemins difficiles, les prendre avec une pointure de plus que les chaussures de ville est conseillé. Cependant, il ne faut pas non plus prendre une paire trop grande au risque de manquer de maintien, de sensation, et d’avoir des ampoules.

Pour faire simple, plus la chaussure est rigide, plus la marge de confort à prendre est importante. Une petite astuce pour savoir la pointure idéale est de mettre la chaussure, de la lacer convenablement, de se mettre debout et d’enfoncer le pied vers l’avant de la chaussure. S’il est possible de passer un doigt entre l’arrière de la chaussure et le talon, alors c’est la bonne pointure sinon, il y a un risque qu’en descente les orteils butent sur l’avant de la chaussure.

La largeur du chaussant

Une chaussure bien adaptée au pied implique aussi une largeur de chaussant optimale pour bien ajuster le pied. Un chaussant trop étroit cause des frottements douloureux et la création de points de compression. D’un autre côté, un chaussant trop large, qui n’est pas compensé par un serrage des lacets bien fort, provoque une perte du maintien du pied, de la sensation et un risque important d’avoir des ampoules.

Pour savoir qu’un chaussant est adéquat, il est nécessaire de vérifier que les orteils puissent bouger de haut en bas et de gauche à droite, mais que l’avant du pied soit bien maintenu. Un pied qui ne flotte pas et qui ne se sent pas à l’étroit non plus peut être considéré comme un signe que la largeur du chaussant est optimale.

L’essayage des chaussures

guide des chaussures de randonnéeL’essayage est une étape importante à ne pas brûler pour avoir des chaussures de randonnée adaptées au pied. Vu que les pieds ont tendance à gonfler au cours de la journée, il est ainsi judicieux de faire l’essayage au magasin dans l’après-midi, voire même le soir réduisant ainsi le risque d’erreur.

Pour bien essayer une chaussure de randonnée, il faut se mettre debout, en position de marche. Faire un test des chaussures dans les magasins en marchant, en descendant et en montant des marches et faire un test à la maison avant la randonnée sont judicieux. Il ne faut pas non plus oublier d’essayer les 2 chaussures puisqu’il se peut qu’il y ait un pied fort que l’autre et que ces 2 chaussures n’aient pas la même forme.

Lorsque le pied se déroule, le talon doit être adapté et ne doit décoller que de peu (5 mm maximum). Pour savoir si les orteils ont assez d’espace, il suffit de taper l’avant de la chaussure par terre, les orteils ne doivent pas butter violemment l’avant de la chaussure. Le laçage doit bien serrer toute la longueur de la chaussure et être facile.

Pour information, il existe des chaussures pour hommes et pour femmes. Ces dernières sont généralement adaptées aux morphologies des pieds féminins, ainsi elles sont plus étroites. Cependant, si une femme a un pied fort, il est préférable de choisir les modèles masculins, et si un homme a un pied fin, le mieux est qu’il s’oriente vers les modèles féminins.

Il faut se méfier des chaussures qui ressemblent à des chaussures de randonnée, mais avec une marque inconnue. Le mieux est de choisir les fabricants connus dans le milieu afin d’avoir plus d’assurance sur la durabilité de la chaussure (Salomon, Millet, etc …).

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Comment bien choisir ses chaussures de randonnée ?
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Dernière mise à jour le 2019-03-24